Primatiale Saint-Jean-Baptiste de Lyon - France
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En 1986, le Pape Jean-Paul II venait en pèlerinage dans la région lyonnaise. Il rappelait à cette occasion le nom des grands saints qui avaient apporté et animé la foi à Lyon : saint Jean-Marie Vianney, curé d'Ars et patron des prêtres, le Père Chevrier, créateur du Prado et apôtre auprès des ouvriers au XIXè siècle, sainte Marguerite-Marie, qui fit connaître et aimer le cœur de Jésus, sainte Jeanne de Chantal, fondatrice des religieuses de la Visitation, saint François de Sales, patron des journalistes, les 48 martyrs de 177 (dont sainte Blandine), saint Irénée, patron principal du diocèse, et saint Pothin, premier évêque de Lyon, tous deux disciples de saint Polycarpe de Smyrne, lui-même disciple de Jean.

L'origine de Lyon, ville celte puis romaine

L'époque médiévale

La Renaissance

Le XVIIIè siècle et la Révolution

Les XIXè et XXè siècles

La fête du 8 décembre à Lyon


L'origine de Lyon, ville celte puis romaine

On est assuré de la présence d'hommes à Lyon au moins depuis le Néolithique. De nombreux vestiges en témoignent, notamment dans l'actuel quartier de Vaise. Plus tard, on retrouve la trace d'une petite bourgade celte nommée Condate, située au bord de la Saône, au pied de la colline de la Croix-Rousse. Rhône et Saône sont alors les frontières naturelles des territoires de plusieurs peuples celtes. La ville est déjà une ville frontière marquée par l'importance des deux cours d'eau. Depuis 61 avant J-C, les premiers marchands italiens s'étaient installés à Condate, après avoir été chassés de Vienne. La colline de Fourvière avait déjà alors une vocation religieuse : les Ségusiaves (peuple celte local) l'appelaient Lugdunum, la colline (dunum) de Lug (dieu corbeau) où se trouvait un sanctuaire dédié à cette divinité.
Les voisins méridionaux des Ségusiaves étaient les Romains qui avaient conquis la Narbonnaise vers 125 avant J-C et possédaient ainsi les terres littorales de Narbonne à Aix et de la vallée du Rhône jusqu'à Vienne. En 58 avant J-C, la province romaine était gouvernée par Jules César. Sous le prétexte d'arrêter la progression des Helvètes vers la Gaule atlantique, il intervint hors de la province romaine et Lyon servit de base de ravitaillement pour sa guerre des Gaules ; le camp romain fut établi sur la colline de Lugdunum. En 43 avant J-C, le gouverneur Munatius Plancus y installa ses vétérans, les premiers colons romains, et fonda ainsi la colonie de Copia Félix (Abondance heureuse).
L'aspect de la ville se modifia vraiment au Ier siècle après J-C, quand les empereurs romains s'intéressèrent à Lyon et y firent bâtir de grands monuments. L'empereur Claude y naquit en 10 avant J-C et accorda aux habitants de Lyon les privilèges de la citoyenneté romaine ; le discours de Claude fut gravé dans le bronze des célèbres "Tables claudiennes". Lyon devint la capitale administrative et religieuse des trois Gaules (Lyonnaise, Aquitaine, Belgique) : chaque 1er août, des délégués des 60 cités gauloises se réunissaient à Lugdunum pour assurer Rome de leur fidélité. Sur la colline de Fourvière (de "Forum vetus", vieux forum) s'était développée une ville gallo-romaine commerçante et prospère qui attirait beaucoup d'étrangers, Italiens et habitants d'Asie mineure, de Phrygie surtout, qui était un ardent foyer de christianisme mais aussi la patrie d'un culte à mystères : celui de Cybèle et Attis. Cybèle permettait la résurrection à ses initiés quand renaissait Attis à chaque équinoxe de printemps. Ce culte prit à Lyon une grande importance. Ce sont sans doute les fidèles de Cybèle qui déclenchèrent la persécution des Chrétiens en 177 (au cours de laquelle périrent saint Pothin et sainte Blandine), car leur fête joyeuse de la renaissance d'Attis coïncida cette année-là avec le vendredi saint. Ils virent peut-être dans le deuil des Chrétiens martyrs une offense à Cybèle et, bien écoutés des autorités romaines, ils se débarrassèrent de la communauté chrétienne, minoritaire à Lyon.
Au pied de la colline, les ports sur la Saône étaient actifs ; de riches demeures jouxtaient les entrepôts d'huile et de vin.
En 196, lorsque deux empereurs prétendirent à la direction de l'Empire, Lyon choisit Albin. Septime-Sévère, le vainqueur, pilla la ville. Le rôle politique de Lyon s'affaiblit alors au profit de Trêves et d'Arles au cours du IIIè siècle. Les incursions des Francs et des Alamans, ainsi que les Bagaudes (paysans brigands), la destruction des aqueducs (pour se produire le plomb des tuyaux), ruinèrent la ville aux IVè/Vè siècles.
Un nouveau site fut choisi au pied de la colline de Fourvière, le long de la Saône. La colline ne retrouvera que sa vocation religieuse (et non plus son rôle urbain) dans un premier temps, et seulement au XIIè siècle, par la fondation d'une chapelle en l'honneur de la Vierge Marie et de saint Thomas, dotée d'un chapitre dépendant de la cathédrale Saint-Jean.
Même si l'espace urbain s'était considérablement réduit, la vie continuait, les échanges commerciaux à longue distance se maintenaient. Lorsque les institutions de l'Etat gallo-romain devinrent défaillantes, l'autorité épiscopale les remplaça. Les successeurs de Pothin se montrèrent par ailleurs d'ardents défenseurs de la foi et des Lyonnais contre les Burgondes ariens. La ville se couvrit d'édifices religieux.
Entre 470 et 474, les Burgondes entreprirent la conquête d'un vaste royaume et firent de Lyon une de leurs capitales. Entre les VIè et VIIIè siècles, Lyon subit la domination des Francs et perdit son rôle de capitale (car elle avait été favorable aux ennemis Burgondes), ainsi que son importance démographique et économique.

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