Primatiale Saint-Jean-Baptiste de Lyon - France
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Brève histoire de Lyon
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Les orgues
Les cloches
Vitraux et rosaces
Tableaux et statues
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Le XVIIIè siècle et la Révolution

L'industrie de la soie replaça Lyon dans le circuit commercial européen au XVIIIè siècle. Cette industrie occupait alors environ 30 000 personnes pour une population totale de 120 000 habitants.
L'extension territoriale urbaine se fit vers le sud de la presqu'île ; grâce à des modifications du lit du Rhône, les Brotteaux, peu lotis, purent être reliés par un second pont sur le Rhône. Désormais la ville s'était affranchie des limites imposées par le Rhône tumultueux (avant qu'il soit maîtrisé plus tard par des barrages) et elle pouvait coloniser la plaine de l'est ; le faubourg de la Guillotière grandissait. Alors qu'elle aurait pu connaître un développement parallèle aux deux cours d'eau, la croissance de Lyon s'accomplit perpendiculairement à cet axe. Le quartier Saint-Jean s'endormait peu à peu, celui de Saint-Nizier devenait plus populaire ; au nord et au sud de la presqu'île, à l'est du Rhône, se présentaient les prémices de la ville industrielle du XIXè siècle.
Pour le voyageur, Lyon était alors une magnifique cité.
Pendant la tourmente révolutionnaire, Lyon fut républicaine. En revanche, la population sembla refuser la constitution civile du clergé, de même que les mesures extrémistes adoptées par la Convention à partir de 1792. Beaucoup passèrent alors dans l'opposition. Les domaines des congrégations furent néanmoins mis aux enchères, morcelés et lotis.
Quand éclatèrent les divisions entre Girondins et Montagnards, les Lyonnais girondins entrèrent en rébellion contre les conventionnels montagnards parisiens. Pendant l'été 1793, les armées assiégèrent Lyon et la bombardèrent. "Lyon n'est plus" déclarait le décret de la Convention. En effet, même son nom devait disparaître ; on devait la nommer "Ville Affranchie". D'opulentes façades furent détruites, condamnées comme symboles de l'"orgueil des riches" ; la répression contre les Lyonnais fut sanguinaire.
Le bilan de la Révolution fut désastreux : les négociants en soie, ruinés, laissaient le marché aux Anglais et aux Allemands. Les trois quarts de l'industrie étaient stoppés. La mortalité atteignait 45 %. La misère repeuplait les hôpitaux.
La restauration économique fut l'œuvre du Consulat et de l'Empire, par le truchement de la mise sous tutelle de la ville, sous l'autorité des préfets. Pour rétablir la paix religieuse, Bonaparte nomma son oncle à l'archevêché, Mgr Joseph Fesch, qui rouvrit bien des séminaires et contribua à la renaissance du sanctuaire de Fourvière. Mais l'adhésion des Lyonnais au nouveau régime demeura toute relative.

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